Présence des PCB dans les rivières de Quimperlé (Finistère sud )

Isole, Laïta. La pêche de plusieurs poissons interdite ( région Quimperlé )Envoyez l'article à un ami

Une concentration en polychlorobiphényles (PCB) supérieure aux doses admissibles a été enregistrée dans l'Isole et la Laïta, aux alentours de Quimperlé. La préfecture vient donc d'interdire la pêche de certains poissons en vue de leur commercialisation et de leur consommation: anguilles, bardeaux, brèmes, carpes, silures et tanches. Les sites concernés par cette mesure sont l'Isole et ses affluents, en amont de la RD 23, au lieu-dit Pont Hellec, à Saint-Thurien; l'Isole en aval du lieu-dit Pont Hellec, jusqu'à sa confluence avec l'Ellé à Quimperlé et dans la Laïta, jusqu'à la mer. La préfecture rappelle qu'une exposition accidentelle de courte durée aux PCB n'a pas de conséquences sanitaires. Lapêche, à condition que les prises ne soient pas consommées, la baignade et les sports nautiques ne présentent aucun risque sanitaire pour l'homme.

Source , LE TELEGRAMME DE BREST

Va-t-on interdire la pêche de l'anguille dans l'Isole et la Laïta ? Une décision serait imminente. En cause : les PCB, plus couramment désignés sous le nom de pyralènes. La concentration dans ce poisson dépasse la dose admissible.

Fin 2007, le ministère de l'Écologie avait rendu publique une étude nationale sur la présence des PCB (polychlorobiphényles) dans les cours d'eau français. Le Rhône et la Seine semblaient les plus touchés. Quant à l'Isole, elle était déjà citée mais, a priori, les chiffres ici n'étaient pas inquiétants.

Il y a une dizaine de jours

Cette fois, il faut déchanter: un rapport plus complet a été rendu il y a une dizaine de jours, et il dévoile que dans les sédiments de l'Isole et de la Laïta, mais aussi dans la chair des poissons qui fréquentent le fond, comme les anguilles, la concentration de PCB est au-delà des doses admissibles. On trouve même des PCB dans la chair des truites mais, pour l'instant, les migrateurs ne sont pas concernés directement par ces nouvelles inquiétudes. C'est l'Onema, l'Office national de l'eau et des milieux aquatiques (nouveau nom du Conseil supérieur de la pêche), qui est à l'origine de ces nouvelles informations, et l'Institut de veille sanitaire aurait demandé au Préfet d'interdire la pêche de l'anguille dans l'Isole et la Laïta, ou du moins sa consommation (ce qui revient un peu au même...). Selon les pêcheurs quimperlois, cet arrêté aurait dû tomber il y a déjà quelques jours, et ils s'interrogent sur ce retard. Quant à Marcel Jambou, vice-président de la Cocopaq et président de la Commission locale de l'eau (qui va mettre en musique le Schéma d'aménagement et de gestion de l'eau, le Sage Ellé-Isole, signé le 10juillet prochain), il a adressé hier un courrier au Préfet pour connaître ses intentions à ce sujet. L'affaire est d'importance: d'abord parce que mine de rien, depuis deux ou trois ans, de plus en plus d'amateurs pêchent l'anguille sur les bords de l'Isole et de la Laïta; et aussi parce qu'une telle pollution peut réduire à néant les projets conchylicoles imaginés non loin de l'estuaire.

Présence des PCB en amont

D'où viennent ces PCB? Pour l'instant, on n'en sait rien. Les analyses démontrent leur présence de Pont-Croac'h, en Saint-Thurien, jusqu'au Pouldu. En amont, des analyses complémentaires ont été effectuées il y a une semaine jusqu'à Scaër, mais on ne connaît pas encore le résultat. Beaucoup se demandent si le site industriel de Cascadec n'a pas joué un rôle dans cette pollution, puisqu'on y fabriquait des filtres à condensateurs. D'autres accusent une ancienne décharge de Scaër. Mais certains évoquent aussi l'explosion d'un transformateur, il y a quelques années à Saint-Jacques, dans la commune de Bannalec. Par contre, rien à voir avec les PDM, puisque la pollution existe en amont.

Produit cancérogène

Les autorités en tout cas ne prennent pas le problème à la légère. Le «pyralène» (dénomination qui était en réalité le nom commercial d'un produit à base de PCB, autrefois utilisé en Europe dans les transformateurs) est un cancérogène probable et un perturbateur endocrinien. Par ailleurs, l'on sait que la Ville de Quimperlé gère un captage d'eau potable sur l'Isole (qui doit d'ailleurs bientôt être transféré vers l'amont). Pas de panique pour autant. Mais il serait souhaitable que très vite, l'administration choisisse la transparence vis-à-vis de la population.

Commentaires (6)

1. Etincelle 06/07/2009

Laïta ...
Est-ce un nom breton ?
Cela fait plutôt russe.

2. Yves (site web) 06/07/2009

Si,si , ce nom La Laïta vient bien d'un mot Breton ( Laita où laeta )

3. nat-chris-44 08/07/2009

Coucou Yves
Il faut que je vienne plus souvent sur ce site mais pas trop le temps depuis notre retour, les idées ne sont pas encore là ...je pense que tu vas bien ??? allez bye
Nat@+

4. carofiona (site web) 31/07/2009

ces criquets sont magnifiques surtout en plein vol (saut) mais difficile à photographier

5. Yves (site web) 01/08/2009

C'est vrai qu'il est bien difficile de prendre en photo les fameuses ailes bleues du criquet !!

6. gilles (site web) 16/10/2009

Salut Yves,
Le PCB, un poison que l'on a ignoré pendant des années et pourtant en prenant son courage à deux mains on aurait pu éviter pas mal de choses !!
Le fond de nos rivières est vraiment très pollué et les poissons de fond emmagasine tout ces produits toxiques et cela dure depuis des années et chez nous en Belgique, la pêche de l'anguille est interdite mais ils devraient étendre l'interdiction avec tous les poissons de fond (gardon, goujon,sandre)et en France rien ne bouge car je pêche en Meuse et la pollution est la même que ce soit en Belgique ou en France.Espérant qu'avec le temps nos rivières arriveront encore une fois à absorber ces poisons mais tout à ses limites !!
Bonne soirée

gilles

Ajouter un commentaire
Code incorrect ! Essayez à nouveau