Quand je viendrai m'asseoir dans le vent

Quand je viendrai m'asseoir dans le vent, dans la nuit,
Au bout du rocher solitaire,
Que je n'entendrai plus, en t'écoutant, le bruit
Que fait mon coeur sur cette terre,

Ne te contente pas, Océan, de jeter
Sur mon visage un peu d'écume :
D'un coup de lame alors il te faut m'emporter
Pour dormir dans ton amertume.

                                                                                          Jean Moréas

Kerdalle-vb1.jpg

Commentaires (7)

1. Maria (site web) 25/02/2010

Ciao! très beau mais pas fait pour remonter le moral,amitiés:Maria

2. Etincelle 26/02/2010

Bien triste ce poème !

3. Marc Solari (site web) 27/02/2010

A la fois triste et beau .
Amitiés
Marc

4. Dupdup (site web) 27/02/2010

Contrairement à ce que disent les uns et les autres, je ne le trouve pas foncièrement triste ce poème. Un peu nostalgique peut-être....

5. Yves (site web) 27/02/2010

C'est vrai qu'au contraire de la tristesse ... Je ressens dans les propos de l'auteur , comme une recherche du bien-être alors que le corps et le coeur ne veulent plus de la vie . C'est peut être de voir la mer chaque jour qui me rapproche de cette sensation ...Mais il est vrai que dans notre société nous en demandons plus au ciel qu'à la mer .

6. Dupdup (site web) 28/02/2010

Demander à le mer d'être emporté, pour se fondre en elle, se fondre dans la nature. Non, je confirme : il n'y a rien de triste dans ce poème.

7. Brind'paille 23/03/2010

C'est curieux, mon père breton est décédé le 14 février de cette année; à des amis j'ai envoyé une photo de vague venant sur la plage et j'avais mis ces mots : la vague de la vie s'est retirée, pour dire la mort de mon père.

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